Introduction

•novembre 29, 2006 • Un commentaire

La lecture des oeuvres d’art peut se faire à différents niveaux.

Bien souvent la tentation est grande de se focaliser sur le sujet comme si une peinture était un discours sur la représentation d’une situation. Pour ma part je ne pense pas que l’essentiel se trouve là.

Comme Raphaël je dirais que le secret des grandes oeuvres d’art est dans la composition. 

La définition

•novembre 28, 2006 • Un commentaire

La composition est l’art de créer un univers visuel qui sollicite l’attention et l’émotion sans cesse renouvelée gràce à l’agencement de ses parties.

 On ne se lasse jamais devant l’oeuvre d’un grand maître car il sait combiner formes, rythmes, textures et couleurs pour nous entraîner dans son macrocosme.

Le format

•novembre 27, 2006 • Laisser un commentaire

 » La peinture se résume à une surface sur laquelle un certain nombre de couleurs sont savamment agencées ».

Cette phrase célèbre de Malevitch exprime bien le défi posé au peintre.

La toile est comme une fenêtre sur un univers personnel.Vierge elle pose déjà un problème de composition à l’artiste. 

Première question: quel format choisir? 

La toile ou la feuille de dessin est une surface en deux dimensions: la hauteur et la largeur. Ces deux entités dialoguent par leur rapport: >1 ( format portrait ) ou =1 ( carré ) ou <1 ( format paysage ).

Il est assez rare d’utiliser le carré car l’égalité est synonyme d’ennui. A titre d’exemple  « le bain turc » de Ingres exprime tout à fait l’état de lascivité et d’ennui dans lequel se trouvent toutes ces courtisanes. Elles passent leur journée à attendre le sultan. 

A l’inverse  » l’annonciation » de Leonardo da Vinci est très allongée ( presque un rapport de 1 à 3 entre hauteur et largeur ).

Cette mise en scène permet à mon sens de respecter la distance qui devait séparer la vierge de l’ange.

Dans la plupart des annonciations de l’époque la symbolique devait être respectée. Daniel Arasse dans son livre  » histoires de peintures » a très bien analysé les annonciations de la renaissance italienne.

En général des colonnes séparent les deux personnages pour bien marquer leur statut.

Mais comme Leonardo ne se satisfait pas des solutions de l’époque, il innove.

 

Le rectangle d’or

•novembre 26, 2006 • Laisser un commentaire

Il existe un format qui installe un rapport particulier entre la hauteur et la largeur de la toile. Il s’agit du rectangle d’or.

Dans ce cas, le rapport L/H est égal à 1,618.

Ce nombre exprime le fait qu’une harmonie s’installe quand le rapport entre la moyenne et la petite partie d’un tout est égal au rapport entre le tout et sa partie moyenne. C’est un principe qui se trouve illustré constamment dans la nature.

La naissance de Vénus de Sandro Botticelli est l’exemple type ( 2m79 sur 1m72 ):

Des peintres contemporains utilisent aussi le rectangle d’or. Ainsi la crucifixion ( 1m94 x 1m24 ) de Dali:

La division de la surface

•novembre 25, 2006 • Laisser un commentaire

Si le format de la surface respecte les dimensions du rectangle d’or, on peut appliquer les mêmes règles au niveau de la division de cette même surface pour que le ou les points d’intérêt soient situés sur les zones stratégiques.

Evidemment, cette formule n’est pas le secret qui permet de réussir à tous les coups un chef d’oeuvre. Ce serait ennuyeux comme les mathématiques bien qu’ à un certain niveau les mathématiques ressemblent plus à de la poésie. Ne dit-on pas que les Grecs  élevaient la géométrie au rang de la philosophie ?

Pour résumer, il existe quatre lieux privilégiés sur un rectangle. On trouve ces points en divisant longueur et largeur par le nombre d’or: 1,618.   

Il y a plus simple et c’est d’ailleurs comme cela que les peintres qui se soucient de cette méthode procèdent: on divise longueur et largeur en huitièmes puis on trouve les points d’or aux 5/8 ièmes.


Exemple sur un tableau de Delacroix:

 

 

 


Autre exemple: St Jean de Leonardo da Vinci: